La nouvelle plateforme de données pour le secteur de l’énergie: quels avantages y sont liés et rencontrerez-vous des perturbations durant la période transitoire?

La nouvelle plateforme de données pour le secteur de l’énergie: quels avantages y sont liés et rencontrerez-vous des perturbations durant la période transitoire?
  • 27.10.2021
  • Kurt Deman
  • 4 min

Le 1er novembre, le secteur de l’énergie lancera une plateforme commune pour échanger des données. Ceci devrait résulter, entre autres, en des processus de facturation transparents et faciliter la transition énergétique de diverses manières. Toutefois, l’introduction du nouveau système pourrait engendrer des désagréments temporaires pour les consommateurs.

La plateforme commune est une initiative des gestionnaires des réseaux de distribution, qui se sont regroupés au sein de la société Atrias, ensemble avec plusieurs fournisseurs d’énergie. Ce nouveau système devrait, entre autres, faciliter les échanges de données, suite à quoi les fournisseurs ne devront plus collecter les données de consommation de leurs clients via des systèmes distincts. Ainsi, les processus tels que la facturation, les changements de fournisseur et les déménagements devraient être effectués d’une manière beaucoup plus rapide, transparente et précise.

 

Des contrats distincts pour la consommation et l’injection

 

Cette plateforme devrait également ouvrir la voie vers de nouvelles applications avec les compteurs digitaux et, à long terme, permettre d’opter pour des contrats distincts pour la consommation et l’injection d’électricité ou pour la consommation domestique et la consommation des voitures électriques, pour des tarifs horaires dynamiques et pour des paiements mensuels au lieu d’acomptes.

Reporté à plusieurs reprises

 

Initialement, le lancement d’Atrias était prévu pour 2015, mais il a été retardé à plusieurs reprises suite à des problèmes informatiques et pratiques. Le régulateur flamand de l’énergie VREG avait dénoncé ces reports continus et introduit un système de pénalité pour chaque jour que la plateforme n’était pas opérationnelle depuis le 1er octobre. De toute façon, ce projet est déjà fort coûteux. Fin 2018, le journal flamand ‘De Tijd’ avait mentionné les chiffres de l’ancien membre du Parlement flamand Rob Beenders (Vooruit), qui avait déjà estimé les coûts à 200-250 millions d’euros.

Marc van den Bosch, directeur général de la FEBEG (Fédération belge des entreprises électriques et gazières): «Nos premières échéances se sont avérées trop ambitieuses, mais il s’agit aussi d’un projet complexe qui constitue la plaque tournante du marché de l’énergie. Par ailleurs, le déploiement des compteurs digitaux a engendré de nouveaux défis et nous avons dû nous adapter aux nouvelles règles des législateurs et régulateurs.»

 

Des retards seront possibles durant la période transitoire

 

Finalement, la phase d’introduction commencera le 1er novembre. Durant la période transitoire jusqu’au 31 décembre, les désagréments limités pour les consommateurs ne seront pas exclus. Si vous changez de fournisseur, la facture finale de votre ancien fournisseur pourrait se faire attendre en raison de l’indisponibilité des systèmes de back-office. La conclusion des contrats de rachat, le passage au tarif social, les modifications de tarifs et le traitement des relevés de compteurs pourront également être retardés. L’activation de nouveaux clients prépayés et de clients disposant d’un compteur à budget ne sera pas possible temporairement.

«Il est difficile d’estimer s’il y aura des retards pour les consommateurs,» selon Marc van den Bosch. «Ces retards pourraient être très limités (voire inexistants), mais pourront tout aussi bien être considérables si des problèmes inattendus se manifestent dans le courant du mois de novembre. Tout dépendra donc du déroulement du lancement.»

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