Les contrats énergétiques dynamiques peuvent engendrer des factures énergétiques plus élevées

Les contrats énergétiques dynamiques peuvent engendrer des factures énergétiques plus élevées
  • 01.06.2021
  • Kurt Deman
  • 3 min

Un contrat énergétique dynamique peut engendrer des prix plus élevés. «Si les consommateurs n’adaptent pas leur consommation, ils consommeront probablement encore trop d’électricité durant les heures de pointe, lorsque les prix sont les plus élevés,» selon le Régulateur fédéral de l’énergie CREG.

Récemment, de nouveaux types de contrats ont été introduits sur le marché de l’électricité: les contrats à prix dynamique. Pour l’instant, ils sont uniquement disponibles pour les ménages en Flandre, mais on peut également s’y attendre en Wallonie. Selon cette nouvelle formule tarifaire, le prix de l’énergie fluctue en fonction des prix de la bourse belge de l’électricité. Ils se distinguent donc des contrats à prix fixe, dont le prix ne sera pas modifié pendant la durée du contrat.

15% de plus en cas d’habitudes inchangées

Bien que la CREG préconise une intégration progressive de tels contrats dans le cadre de la transition énergétique, elle met en garde les consommateurs contre des factures qui pourraient être trop élevées. Des simulations du Régulateur fédéral de l’énergie basées sur des données historiques datant des 5 dernières années ont démontré que pour les contrats à prix dynamique, le coût de la composante ‘énergie’ – qui représente 25% de la facture énergétique – pourrait augmenter de 15% pour les ménages qui consomment de l’électricité de manière classique.

Ceux qui disposent d’un contrat à prix dynamique, ont intérêt à régulièrement consulter les prix/heure. Par ailleurs, les propriétaires doivent planifier la consommation de leurs appareils énergivores aux moments où les prix sont bas.

Dans quels cas un contrat énergétique dynamique est-il intéressant?

Les contrats à prix dynamique sont (uniquement) intéressants si les ménages/PME sans panneaux solaires disposent d’appareils très énergivores. Quelques exemples: les pompes à chaleur, les chaudières, les bornes de recharge pour les voitures électriques… En outre, les ménages/PME doivent pouvoir les faire fonctionner aux moments où les prix sont bas.

«Pour les ménages qui ne disposent pas de tels appareils, un contrat dynamique n’est pas intéressant, en général. En effet, les consommateurs ne peuvent pas facilement reporter leur consommation d’électricité pour leurs activités quotidiennes (cuisiner, éclairage…),» selon la CREG.