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Au moins 400.000 ménages en précarité énergétique

Au moins 400.000 ménages en précarité énergétique

Une étude effectuée par le régulateur de l’énergie CREG a démontré que de nombreux ménages belges vivent en situation de précarité énergétique. Les familles monoparentales et les célibataires à faibles revenus qui se chauffent à l’électricité, sont les plus vulnérables.

Il n’est pas facile de définir le terme ‘précarité énergétique’. Certains pays africains utilisent ce terme lorsqu’il n’y a pas d’accès à l’énergie. En Europe, cette description n’est pas vraiment d’application, bien entendu. Le CREG utilise la définition suivante: les ménages qui doivent consacrer plus de 10% de leurs revenus nets au paiement de leur facture énergétique (électricité + gaz).

Si nous utilisons cette dernière définition, les ménages suivants sont concernés:

  • 20-30% des célibataires
  • 2% des ménages constitués de 2 adultes sans enfants à charge
  • 6-10% des ménages constitués de 2 adultes avec 2 enfants à charge
  • 40-50% des familles monoparentales

La précarité énergétique cachée

Auprès des ménages qui consomment uniquement de l’électricité pour leur habitation et pour l’eau chaude, le pourcentage de la facture énergétique par rapport aux revenus peut être très élevé. Selon le CREG, nous pouvons supposer que ces ménages réduisent leur consommation énergétique afin d’en limiter l’impact sur leur pouvoir d’achat. Le régulateur de l’énergie décrit cela à l’aide du terme ‘précarité énergétique cachée’.

5,2% des ménages ne sont pas capables de chauffer leur habitation comme il se doit

Le CREG a également vérifié comment les ménages eux-mêmes perçoivent la ‘précarité énergétique’. En 2018, 5,2% des ménages interrogés avaient répondu à l’office belge de statistique Statbel qu’ils n’étaient pas capables de chauffer leur habitation comme il se doit. Au cours des 10 dernières années, l’évolution de cette précarité énergétique subjective correspond à l’évolution du prix moyen facturé pour le gaz naturel.

Les tarifs sociaux ne sont pas toujours suffisants

Les tarifs sociaux pour l’électricité et le gaz naturel veillent en partie à ce que le pourcentage de la facture énergétique reste limité par rapport au budget. Ils représentent une réduction de presque 40% sur les factures moyennes cumulées pour l’électricité et le gaz naturel. Toutefois, ces tarifs sociaux dépendent du statut des ménages et non pas du niveau de leurs revenus. Ainsi, ils ne résolvent pas entièrement le problème de la précarité énergétique (pas pour tout le monde en tout cas). En outre, la hausse de la facture énergétique affecte surtout les célibataires et les familles monoparentales.

Comment économiser?

Une consommation et une facture énergétiques moins élevées pour l’électricité et le gaz naturel ont un impact favorable sur le rapport entre les revenus et les dépenses énergétiques. Les consommateurs ont intérêt à vérifier régulièrement comment ils peuvent réduire davantage leur consommation. Ils peuvent le faire en comparant régulièrement leur tarif énergétique actuel avec l’offre actuelle sur le marché. Bien que les consommateurs soient de plus en plus conscients du fait qu’ils pourront réellement économiser en changeant de fournisseur d’énergie, de nombreux ménages paient encore toujours des centaines d’euros de trop pour leur facture énergétique.